Dictionnaire médical


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Tri-test
Obstétrique, médecine biologique N. m. * triple : du latin triplus , constitué de trois éléments ; * test : de l'anglais test, essai, épreuve. Le triple test ou tri-test ou test HT21 est une recherche faite dans un laboratoire d'analyses biochimiques et médicales, portant sur les dosages de 3 marqueurs sériques présents dans le sang maternel : l'HCG, l'alpha-fœtoprotéine et l'œstriol. Il doit être fait entre la 14e et la 18e SA (semaine d'aménorrhée, donc de grossesse) et il est généralement associé à la mesure par échographie de la clarté nucale. Le but de ces examens est la détermination, pour une femme enceinte, du risque exprimé en pourcentage, d'avoir un enfant atteint de T21 (trisomie 21 ou mongolisme). * HCG (ou hCG) : Abréviation de Hormone Chorionique Gonadotrope. * hormone : du grec hormôn [hormon(o)-], exciter ; * chorion : du grec khorion [chor(o)-, chori(o)-, choroïd(o)-], relatif au chorion, membrane formée par l’embryon ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs : * gonado : du grec gonos [gon(o)-, -gonie, gonad(o)-], semence ; * trope : du grec tropos, trepein [-trope, -tropie, -tropion, -tropisme], tour, tourner, affinité pour. La HCG ou Hormone Chorionique Gonadotrope (ou gonadotrophique ou βHCG) ou gonadotrophine chorionique humaine ou hormone gonadotrope placentaire, est une hormone glycoprotéique produite d'abord par le chorion de l'embryon, puis par le placenta au cours de la gestation. La HCG a un effet proche de la LH : elle assure le maintien du fonctionnement du corps jaune, c'est-à-dire en fait la production de progestérone. Elle est éliminée rapidement dans les urines et c'est elle qui est dosée dans les diagnostics précoces (tests) de grossesse qui utilisent des anticorps anti-HCG. Quelques valeurs normales : * femme non enceinte avant la ménopause : < 8 UI/L ; * femme après la ménopause : < 20 UI/L ; femme enceinte : 200 à 8 000 UI/L en 2e SA (semaine d'aménorrhée) puis augmentation jusqu'à un maximum de 250 000 UI/L vers la 12e SA (fin du 1er trimestre de grossesse). Par la suite et jusqu'à la fin de la grossesse, le taux de βHCG diminue légèrement puis reste stable. Ces taux peuvent être particulièrement élevés en cas de trisomie 21, de GEU (grossesse extra-utérine), de grossesse molaire (dépassant parfois 1 000 000 UI/L) mais aussi de tumeurs non trophoblastiques (testicules, ovaires). Valeur normale des βHCG chez l'homme : < 7 UI/L. * L'alpha-fœtoprotéine : N. f. * alpha : première lettre de l’alphabet grec (a), utilisée avec d’autres lettres grecques pour classer des éléments en biochimie, ou pour désigner un rayonnement en physique ou en médecine nucléaire ; * fœto : du latin fetus [fœt(o)-], enfantement, relatif au fœtus ; * proto, protéo, protéine : du grec tardif prôteios, signifiant "qui occupe le premier rang" ou "de première qualité", lui-même dérivé de protos, premier, relatif aux protides ou aux protéines, composées essentiellement de C, H, O et N. Les fœtoprotéines sont des glycoprotéines normalement synthétisées au cours de la vie fœtale. Elles disparaissent chez le nouveau-né en quelques jours à un mois. La réapparition de cet antigène fœtal dans le sang de l'adulte a été mise en relation avec la présence de cancer primitif du foie dans une proportion importante : 50 à 60 % en France, 30 % dans les pays anglo-saxons, 80 % en Afrique noire. Chez la femme enceinte, le dosage de l'alpha-fœtoprotéine ou AFP se fait dans le cadre du diagnostic prénatal (DP) et permet de dépister éventuellement une anomalie chromosomique comme la trisomie 21 si le taux d'AFP est trop bas, ou des pathologies comme la non fermeture du tube neural, un spina bifida, une anencéphalie, s'il est très élevé (au moins 2,5 fois supérieur à la normale). * L'œstriol : N. m. * œstro : du grec oistros [œstr(o)-], fureur, relatif à l’œstrus, modifications du vagin et de l’utérus sous l’influence des hormones ovariennes ; * gène : du latin et du grec genesis [-gène, -genèse, génique], naissance, formation, qui engendre. En fait, il y a plusieurs œstrogènes. Ce sont des hormones synthétisées à partir du cholestérol et produites par la thèque interne et la granulosa du follicule ovarien. La plus active des hormones de type œstrogènes est l'œstradiol. Leur action s'effectue essentiellement sur la prolifération des cellules de l'endomètre (revêtement interne de l'utérus), mais aussi sur les glandes du col de l'utérus et sur le métabolisme des glucides et des lipides. Au moment de la puberté, les œstrogènes sont responsables de l'apparition des caractères sexuels secondaires féminins. En biochimie, les œstrogènes sont classés parmi les phénolstéroïdes. Syn. : Estrogènes. En pharmacologie, le œstrogènes de synthèse sont utilisés pour lutter contre l'ostéoporose chez les femmes ménopausées, sous forme d'injections ou de produits transdermiques (gels ou patches), mais aussi pour la contraception. Voir œstroprogestatifs. L'œstrone ou estrone ou folliculine est la plus anciennement connue du groupe des œstrogènes ; elle résulte d'une oxydation de l'œstradiol. Autre œstrogène : l'œstriol ou corps de Marrian, que l'on trouve dans l'urine et qui est un autre dérivé de l'oxydation de l'œstradiol. L'œstriol est plus abondant dans l'urine pendant la première partie du cycle, et on l'utilise, associé à la progestérone, dans le TSH (traitement substitutif hormonal) de la ménopause. Syn. : Estriol. Un taux anormalement bas d'œstriol peut être caractéristique d'une trisomie 21 chez le fœtus. Ces résultats sont traités par un logiciel et, une probabilité supérieure à 1 / 250, associée à une clarté nucale supérieure à 3 mm (on tient compte aussi de l'âge de la femme) font que les médecins vont proposer une amniocentèse à la femme enceinte qui aurait de tels résultats. A noter qu'il existe des faux positifs : environ 5% chez les femmes de moins de 35 ans et jusqu'à 6,5% chez celles de moins de 38 ans.
© Georges Dolisi


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