Dictionnaire médical

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Système digestif
Anatomie, gastroentérologie N. m. * système : : du grec sustêma {système}, assemblage ; en biologie, ensemble d’organes ou d’éléments qui assurent une même fonction ; * digestif : du latin digestio {-digestion, -digestif}, distribution, répartition, relatif aux phénomènes enzymatiques intestinaux. [Angl. : Alimentary system, digestive system] Tout au long de leur trajet dans l'appareil digestif (transit), les aliments sont mélangés aux divers sucs digestifs, dont la plupart contiennent des enzymes. Le schéma ci-dessous retrace ces différentes étapes qui transforment progressivement nos aliments en nutriments. Les nutriments sont des molécules suffisamment petites pour traverser les membranes cellulaires des villosités de l'intestin grêle, puis celles des capillaires sanguins. Ils passent ainsi du milieu extérieur (lumière de l'intestin) dans le milieu intérieur (sang et lymphe) : c'est l'absorption. Tous les nutriments : eau, sels minéraux, vitamines, oses, acides aminés, glycérol et acides gras sont maintenant transportés par le sang puis la lymphe interstitielle jusqu'aux cellules où ils pénètrent par endocytose ou par diffusion facilitée. Pour en savoir plus sur l'appareil digestif Dans la bouche, les aliments sont mastiqués et mélangés à la salive produite par 3 paires de glandes salivaires. La salive est donc un mélange des sécrétions de ces 6 glandes principales, mais aussi par de très nombreuses petites glandes situées dans la muqueuse buccale. Les aliments imprégnés de salive que nous déglutissons est le bol alimentaire. Il est poussé vers le pharynx par la langue. Langue, organe musculeux qui permet la déglutition Palais ou voûte palatine séparant la cavité buccale des fosses nasales. Luette, appendice situé au milieu du bord libre du voile du palais, constituée par le muscle palato-staphylin. 2 amygdales, une de chaque côté. Ce sont des organes lymphoïdes qui interviennent dans la défense immunitaire. Orifice bucco-pharyngé (limite entre la bouche et le pharynx. Sur les arcades alvéolodentaires : 32 dents 4 incisives tranchantes sur chaque mâchoire. 2 canines pointues sur chaque mâchoire - 1 de chaque côté. 4 prémolaires sur chaque mâchoire - 2 de chaque côté. 6 molaires sur chaque mâchoire - 3 de chaque côté. A noter que la salive contient une amylase qui commence la digestion des amidons (féculents), ainsi que du lysozyme, une enzyme qui s'attaque à la paroi des bactéries en brisant les liaisons glycosidiques. Glande parotide : située derrière la branche montante du maxillaire inférieur, au-dessous et en avant de l'oreille, c'est la plus volumineuse : plus de 30 cm3, 25 à 30 g. Elle déverse ses sécrétions par le canal de Sténon qui aboutit juste en face du collet de la 2e molaire supérieure. Elle est traversée par un faisceau vasculo-nerveux très important : artère carotide externe, veine jugulaire externe, nerf auriculo-temporal, nerf facial et nerf cervico-facial. Glande sous-maxillaire ou sous-mandibulaire : 7 è 8 g, de forme triangulaire, elle est située dans la région sous-hyoïdienne, sous et en dedans du maxillaire inférieur. Elle débouche à côté du frein de la langue, au niveau de la caroncule salivaire, par le canal de Wharton. Glande sublinguale : en forme de fuseau allongé, elle se situe dans le plancher buccal, à côté du frein de la langue, dans une fossette du maxillaire inférieur. Elle présente de nombreux conduits excréteurs : les conduits de Rivinus. Le bol alimentaire, poussé par la langue, arrive dans le pharynx. C'est le carrefour des voies digestive et aérienne, c'est-à-dire que l'air et les aliments vont passer dans ce pharynx, mais pas en même temps, car deux mécanismes très précis vont fermer une voie quand l'autre est ouverte. Cet ingénieux système de "double porte" (voile du palais et épiglotte) évite que les boissons et aliments solides ne remontent dans les fosses nasales ou ne se dirigent vers la trachée. En cas de dysfonctionnement, si une particule alimentaire va dans la trachée, il se produit une toux réflexe violente qui l'expulse vers l'extérieur. L'étape suivante est l'œsophage (n° 9 du schéma ci-dessus).D'une taille moyenne de 25 cm de long pour un diamètre de 2 à 2,5 cm, il débute par la "bouche œsophagienne de Killian", passe entre la trachée et la colonne vertébrale, puis traverse le diaphragme, muscle qui sépare la cavité thoracique de l'abdomen. Il s'abouche ensuite à l'estomac par le cardia. L'imagerie médicale montre 3 rétrécissements : un rétrécissement supérieur ou cricoïde, au niveau du cartilage du même nom un deuxième au niveau de la 3e vertèbre dorsale, au passage de la crosse aortique : c'est le rétrécissement aortique un dernier : le rétrécissement diaphragmatique, au passage à travers le diaphragme. L'œsophage est formé schématiquement de trois couches. De l'intérieur vers l'extérieur : une muqueuse avec des glandes qui sécrètent une substance mucilagineuse facilitant le transit du bol alimentaire, une couche de muscles circulaires et une couche de muscles longitudinaux. Ces deux structures musculaires permettent des mouvements péristaltiques, que l'on retrouve d'ailleurs tout au long du tube digestif, et qui assurent le transit œsophago-gastro-intestinal. Le bol alimentaire arrive maintenant dans l'estomac, où il va être mélangé à l'importante sécrétion de suc gastrique acide et constituer le chyme. L'estomac a une taille moyenne de 25 cm et une contenance de 1,5 L. Pendant son séjour de quelques heures, le chyme y est malaxé par de puissants mouvements péristaltiques assurés par 3 couches de muscles : circulaires, obliques et longitudinaux. L'intérieur est tapissé par une muqueuse plissée contenant de très nombreuses glandes sécrétrices : les puits gastriques. Au fond de ces puits, les cellules sécrètent du pepsinogène qui est transformé en pepsine (enzyme protéolytique) par l'acide chlorhydrique sécrété par les cellules pariétales des mêmes puits. L'estomac est protégé contre ses propres sécrétions acides et protéolytiques par une épaisse couche de mucus (1,5 mm) qui empêche l'autodigestion et par le fait que les cellules de sa muqueuse se renouvellent très rapidement. La vidange de l'estomac se fait progressivement par petites quantités à travers le sphincter du pylore. Le chyme est très acide et devra être neutralisé dès son entrée dans le duodénum. L'intestin grêle est divisé en trois segments : le duodénum (environ 25 cm) où arrivent la bile et le suc pancréatique, le jéjunum (2,5 m) et l'iléon (3,5 m). Grâce à de très nombreuses glandes situées dans sa muqueuse, il sécrète le suc intestinal qui contient toutes les enzymes nécessaires pour transformer le chyme en chyle, ne renfermant plus que des nutriments : eau, sels minéraux, oses, acides aminés, glycérol et acides gras, vitamines. Des couches de muscles circulaires et longitudinaux produisent des ondes péristaltiques qui font progresser son contenu. Intestin grêle en place dans la cavité abdominale La muqueuse interne de l'intestin grêle présente des replis : les valvules, elles-mêmes tapissées de nombreuses petites digitations : les villosités. Du côté de la lumière intestinale, chaque cellule d'une villosité présente une "brosse", ensemble de microvillosités. C'est à ce niveau que se fait l'absorption, c'est-à-dire le passage des nutriments du milieu extérieur (la lumière intestinale) vers le milieu intérieur (sang et lymphe), après traversée des membranes cellulaires. La fraction non absorbée va passer dans le gros intestin ou côlon, long d'environ 1,5 m. Il se compose successivement du cæcum et de l'appendice, d'une partie ascendante ou côlon ascendant, du côlon transverse qui traverse l'abdomen de droite à gauche, puis du côlon descendant, suivi du côlon sigmoïde, du rectum et de l'anus.

© Georges Dolisi


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