Dictionnaire médical

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Spinitis aiguë
Algologie, rhumatologue, neurologie N. f. * spina : du latin spina {spin(o)-, -spinal}, épine et, par extension, relatif à la colonne vertébrale ou à la moelle épinière ; * ite, itis : du grec -itis , suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. Synonyme de myélite, ce terme n'est plus utilisé, mais la description qu'en faisaient les médecins du XVIIIe siècle est intéressante à plus d'un titre. Le texte qui suit est un extrait de l'Encyclopédie méthodique (1787 à 1830) en 210 volumes - Série médecine Tome XIII. "Nom donné à l'inflammation de la moelle épinière. Les causes les plus ordinaires de cette maladie sont des contusions violentes de la colonne vertébrale, l'altération des vertèbres produite par une carie scrofuleuse, l'insolation prolongée sur le rachis et l'existence de tubercules ou d'autres corps étrangers ; tels qu'un caillot sanguin dans la substance de la moelle ou dans l'intérieur de la gaine membraneuse. Cette maladie se reconnaît à un engourdissement des doigts et des orteils, accompagné de gêne dans les mouvements ou d'un sentiment de froid, symptômes qui se développent successivement dans la totalité des membres et s'étendent ensuite au tronc. D'autres fois, l'engourdissement et la difficulté du mouvement sont remplacés, également au début, par des convulsions partielles ou générales, par des aura dont le point de départ a lieu à l'une des extrémités des nerfs spinaux. C'est alors seulement, et c'est le plus grand nombre de cas, qu'une douleur plus ou moins vive se fait sentir dans la colonne épinière, douleur qui même peut être exaspérée par la douleur des apophyses épineuses correspondantes. Lorsque la paralysie suit une marche ascendante, elle s'étend du point de la moelle affectée à la partie supérieure du tronc et aux membres thoraciques et amène graduellement la cessation de la respiration et la mort par asphyxie ; lorsqu'au contraire les symptômes de la maladie se propagent de haut en bas, les convulsions, les aura, plus rarement de vives douleurs, la paralysie, portent sur les muscles abdominaux, le rectum et la vessie. La paralysie de l'intestin et de la vessie se déclare d'abord par une constipation opiniâtre et une rétention d'urine et plus tard par des évacuations involontaires ; quelquefois cependant, la constipation et la rétention des urines persistent jusqu'à la fin. Le plus ordinairement, la paralysie se manifeste d'un seul côté du corps, puis de l'autre, et de la manière qu'il a été dit plus haut, c'est-à-dire par un engourdissement du pied ou de la main, par une aura, une modification dans l'état de la sensibilité et de la motilité, selon que l'altération de la moelle a son siège dans les cordons antérieurs ou postérieurs : tantôt elle attaque les deux membres, antérieurs ou supérieurs, avant d'envahir les deux autres, tantôt au contraire, ce qui cependant est beaucoup moins ordinaire, les symptômes se développent d'abord sur un membre thoracique, puis sur le membre abdominal du même côté. Lorsque l'inflammation existe dans le voisinage de la protubérance annulaire, il peut y avoir perte de connaissance, aphonie, trismus, grincement de dents, renversement de la tête en arrière, hydrophobie, paralysie de tout le corps, embarras, tumulte de la respiration, ainsi que nous l'avons observé ; mais autrement, les facultés intellectuelles restent très libres. Si la maladie porte sur un seul des cordons antérieurs, la paralysie est bornée à un seul côté du corps, comme la perte du sentiment n'existe également que d'un côté si l'altération occupe un des cordons postérieurs. Lorsque la portion cervicale est affectée, on observe ordinairement une douleur et une rigidité du col, des fourmillements, des engourdissements, des contractions permanentes, des convulsions des membres thoraciques, des paralysies consécutives, un désordre plus ou moins considérable de la respiration qui devient alors diaphragmatique. La myélite débute quelquefois alors comme un torticolis ; d'autres fois, elle s'annonce comme une gêne dans la déglutition ; les symptômes hémiplégiques existent du même côté que l'inflammation de la moelle. L'altération a-t-elle son siège dans la portion dorsale, entre les deux renflements, le tronc est quelquefois agité de secousses convulsives et continues, coïncidant avec des palpitations, des battements irréguliers du cœur, une gêne plus ou moins considérable de la respiration et une forte fièvre. Si la désorganisation occupe une partie des renflements, les membres peuvent participer aux convulsions et plus tard, à la paralysie... ... La spinitis chronique est caractérisée par les mêmes phénomènes que la spinitis aiguë, sauf que ces phénomènes surviennent très lentement, qu'ils sont à peine appréciables dans le principe, ne s'accompagnent pas de fièvre et ne s'accroissent que graduellement ; la spinitis chronique se présente quelquefois sous la forme d'aura epileptica, d'angine de poitrine, d'asthme, de gastralgie et d'entéralgie. La spinitis aiguë se termine généralement par la mort au bout de quelques jours, et d'autant plus rapidement qu'elle existe dans le voisinage de la protubérance annulaire, ou vers la région dorsale, lieu ou le canal rachidien présente une étroitesse remarquable ..
© Georges Dolisi


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