Dictionnaire médical

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Respiratoire (appareil)
Anatomie, pneumologie Adj. * respiratoire : du latin respiratio, respirare, de spirare {respirer, respiratoire, respirateur, respirable}, souffler, aspirer et rejeter l’air pour renouveler l’oxygène. Un appareil étant l'ensemble des organes qui assurent la même fonction, l'appareil respiratoire comprend donc tous les organes qui assurent la première étape de la respiration, c'est-à-dire la ventilation pulmonaire et l'hématose, échanges gazeux qui se produisent au niveau des alvéoles pulmonaires et qui vont permettre l'oxygénation du sang et l'élimination du dioxyde de carbone et de la vapeur d'eau. On distingue les VAS ou voies aériennes supérieures, la trachée et les bronches, puis les poumons, entourés de la plèvre et mis en mouvement par le diaphragme et les muscles élévateurs des côtes. 1. Les voies aériennes supérieures. Les VAS se composent des fosses nasales, trajet normal de l'air, du pharynx, carrefour aérodigestif, et du larynx qui contient les cordes vocales et se prolonge par la trachée. Les fosses nasales. Elles débutent au niveau des 2 orifices du nez (narines), se prolongent ensuite dans le nez, partie initiale des voies aériennes supérieures, constitué d'os dans sa partie supérieure et de cartilages au niveau de sa pointe. Elles sont tapissées d'une muqueuse avec petits poils et cils, mais aussi cellules productrices de mucus. Ces organes permettent de réchauffer l'air inspiré, de lui donner une certaine humidité et de retenir les poussières en suspension dans l'air. Les fosses nasales se prolongent ensuite par leur partie dite postérieure qui s'ouvre dans le rhinopharynx (partie supérieure du pharynx) par les choanes. C'est au niveau de ces fosses nasales postérieures que se trouvent la muqueuse pituitaire avec les cellules sensorielles olfactives, point de départ de l'olfaction (perception des odeurs). Les fosses nasales on également un rôle de drainage des sinus et des voies lacrymales. Leur paroi externe présente 3 saillies osseuses allongées d'avant en arrière : les cornets inférieur, moyen (sous lequel s'ouvre le méat moyen, orifice de drainage des sinus) et supérieur. A noter enfin qu'à l'arrière des fosses nasales se trouve l'orifice des trompes d'Eustache qui communiquent avec l'oreille interne. Le pharynx. N. m. * pharynx : du grec pharugx, pharuggos, gorge. Situé entre la bouche et l'œsophage, le pharynx est le carrefour aérodigestif (aliments et air). Il est formé de 3 parties : le rhinopharynx vers le haut (qui communique avec les fosses nasales), l'oropharynx à hauteur de la bouche, l'hypopharynx, en contact avec la bouche de Killian, ouverture de l'œsophage. Au moment de la déglutition, 2 mécanismes empêchent les aliments de passer dans les fosses nasales (le voile du palais) et dans la trachée (l'épiglotte). Le larynx. N. m. * larynx : du grec larugx, laruggos [laryng(o)-], relatif au larynx. Le larynx est l'organe de la voix. Il est situé en arrière et au-dessous de la base de la langue, en avant de la partie terminale du pharynx et du commencement de l'œsophage, juste au-dessus de la trachée. C'est un ensemble complexe de cartilages (qui peuvent s'ossifier avec l'âge), de ligaments et de muscles. On distingue 5 cartilages principaux et quatre cartilages annexes, se mouvant les uns par rapport aux autres grâce aux muscles du larynx : 1. Le cartilage cricoïde, relié à la trachée et circulaire, présente 4 surfaces articulaires : 2 latérales avec le thyroïde et 2 dorsales avec les aryténoïdes. 2. Le cartilage thyroïde, qui doit son nom à sa forme de bouclier ou de livre à moitié ouvert dont le dos fait saillie vers l'avant (c'est la pomme d'Adam). 3. Les deux cartilages aryténoïdes en forme de pyramides à base triangulaire, au sommet dirigé vers le haut. 4. Les cartilages de Santorini, petits et flexibles, sont au-dessus des aryténoïdes. 5. Les cartilages de Wrisberg en forme de coin, sont placés à l'extérieur des précédents, dans le replis ary-épiglottique. 6. L'épiglotte constituée de fibrocartilage très flexible, qui forme l'entrée du larynx. 2. La trachée. N. f. * trachée : du grec trakheia, conduit respiratoire, relatif à la trachée. La trachée est un tube qui débute au niveau du larynx et se divise au niveau de la carène en deux bronches, via les poumons. Elle présente à l'avant des anneaux cartilagineux, interrompus à l'arrière par une membrane souple. Ce système permet la dilatation de l'œsophage pendant la déglutition. Le synonyme trachée-artère est incorrect et ne devrait plus être utilisé. Sa muqueuse est tapissée de cils et produit un mucus dont le rôle est de capter et d'agglutiner les impuretés de l'air. Les cils sont animés d'un mouvement coordonné qui font constamment remonter le mucus vers le pharynx où il bascule dans l'œsophage. Cet ascenseur bronchique est un système de protection très efficace qui existe aussi dans les bronches. 3. Les bronches. N. f. * bronche : du latin médical bronchia ou du grec bronkhia [bronch(o)-, -bronchique], bronche, conduit par lequel l'air va de la trachée aux poumons ; * ique : du grec eikôs [-ique, -(ic)ien, -ienne], semblable, propre à, ou suffixe servant à transformer des substantifs en adjectifs ou en d’autres substantifs. Faisant suite à la trachée, les deux bronches assurent la continuité du transport de l'air jusqu'aux bronchioles et aux alvéoles pulmonaires. Elles se ramifient en conduite de plus en plus fine et constituent l'arbre bronchique. Comme pour la trachée, l'intérieur des bronches et des bronchioles est tapissé de cils vibratiles et de mucus qui a pour but d'accrocher et d'agglomérer les poussières de l'air, puis de les faire remonter jusqu'au pharynx où elles passent dans l'œsophage et l'appareil digestif. 4. Les poumons. N. m. * poumon : du grec pneumôn : poumon, et pneuma, pneumatos : souffle, air, respiration. Les deux poumons sont les organes respiratoires qui ont pour rôle essentiel l'oxygénation du sang et le rejet du dioxyde de carbone et de la vapeur d'eau. Situés dans la cage thoracique de part et d'autre du médiastin, ils sont au contact du diaphragme et des muscles élévateurs des côtes, séparés de ceux-ci par la plèvre (*). Le poumon est un organe dépourvu de fibres musculaires et il ne fait que subir les mouvements des muscles élévateurs des côtes (vers le haut) et du diaphragme (vers le bas) pour l'inspiration. C'est l'arrêt de ces mouvements qui fait remonter le diaphragme et redescendre les côtes qui provoque l'expiration. Les poumons sont divisés en lobes : 3 pour le poumon droit, 2 pour le poumon gauche qui est plus petit du fait de la présence du cœur. Ils sont essentiellement constitués de sacs microscopiques qui prolongent les bronchioles : les alvéoles, dont la paroi extrêmement mince permet l'hématose, c'est-à-dire les échanges gazeux par différences des pressions partielles : passage du dioxygène de l'air alvéolaire vers le sang des capillaires, sortie du dioxyde de carbone et de la vapeur d'eau du sang vers l'air alvéolaire. * plèvre : du grec pleuron, pleuritis, relatif à la plèvre. La plèvre est une membrane séreuse à double feuillet qui a pour but de protéger nos poumons pendant les mouvements ventilatoires. Le feuillet interne ou plèvre viscérale tapisse complètement les deux poumons, alors que le feuillet externe ou plèvre pariétale est plaqué contre la cavité thoracique, le diaphragme et le médiastin. Selon leur localisation, on distingue la plèvre diaphragmatique, la plèvre médiastinale et la plèvre costale. Entre ces deux feuillets se trouve le liquide pleural.

© Georges Dolisi


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