Dictionnaire médical

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Syndrome de LANDRY
Neurologie - N. pr. * syndrome : du grec sundromê [syndrome], concours, réunion ; ensemble des symptômes qui caractérisent une maladie ; * Landry : du médecin neurologue français Jean-Baptiste Octave LANDRY de Thézillat, 1826 - 1865, qui a décrit les symptômes de la maladie qui porte son nom en 1859. Myélite ascendante : syn. : myélite aiguë ascendante, myélite diffuse, syndrome de Landry ou maladie de Landry, leucomyélite ascendante, paralysie ascendante aiguë. Ce syndrome est caractérisé par une paralysie dite flasque et qui débute au niveau des membres inférieurs, puis envahit rapidement le tronc, les membres supérieurs, le cou et la tête, entraînant une mort rapide par insuffisance cardiaque et respiratoire. Ce syndrome peut être déclenché par plusieurs pathologies qui ont en commun la dégénérescence du neurone périphérique, qu'il s'agisse du cylindraxe (prolongement filiforme : axone et myéline) ou du corps cellulaire du neurone. Parmi ces pathologies : la poliomyélite antérieure aiguë (voir ci-dessous), toutes les formes de polynévrite, les maladies infectieuses multiples, entre autres. Le syndrome de Landry est considéré par les médecins comme une forme aiguë de polyradiculonévrite de Guillain-Barré, dans laquelle il n'y a pas d'atteinte médullaire. * polio : du grec polios [polio-], gris, en rapport avec la substance grise du tissu nerveux ; * myélo : du grec muelos [myélo-, myélie], moelle ; * ite : du grec -itis [-ite], suffixe désignant, en médecine, une maladie inflammatoire. La poliomyélite est une maladie à virus qui endommage les cellules nerveuses de la moelle épinière, responsables de l'innervation des muscles striés. Ce poliovirus est mis en évidence dans le corps d'une personne infectée par le dosage des anticorps. Il en résulte une inflammation de la substance grise de la moelle épinière. Il existe plusieurs formes de poliomyélites qui ne diffèrent que par les lésions qu'elles occasionnent au tissu nerveux et par la vitesse à laquelle se fait cette destruction. Ce sont les formes dites antérieures, aiguës, subaiguës ou chroniques. La poliomyélite débute par de la fièvre et d'autres symptômes infectieux comme des vomissements, des céphalées. La paralysie est fréquente, par destruction des neurones correspondants. Elle débute fréquemment par les jambes, mais peut aussi affecter tous les muscles du corps. Le vaccin antipoliomyélitique a été introduit en France dans les années 60 et a permis sa régression. Aujourd'hui, on a pratiquement éradiqué cette maladie. La propagation du virus se fait par contact entre individus, ou par l'eau, les aliments. Il existe deux types de vaccins : inactivé (Salk, Lépine) administré par voie sous-cutanée, ou vivant atténué (Sabin) administré par voie orale, généralement sur un sucre, contenant les trois types de virus responsables de la poliomyélite. Sur le plan immunologique, le vaccin atténué oral a l'avantage de faire apparaître les anticorps neutralisants plus rapidement, 10 jours après la première prise, et surtout de faire apparaître des IgA sécrétoires, qui permettent d'éviter le portage virus polio sauvage dans l'intestin. Mais, si aucune complication n'est attribuée au vaccin inactivé, le vaccin oral a été rendu responsable d'authentiques poliomyélites paralysantes, non seulement chez des immunodéprimés, mais aussi chez des enfants sains, heureusement exceptionnellement (1 cas pour 8,7 millions de doses distribuées). Aujourd'hui, on a pratiquement éradiqué cette maladie. La propagation du virus se fait par contact entre individus, ou par l'eau, les aliments.

Vue du poliovirus :

© Georges Dolisi


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