Dictionnaire médical


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MAGENDIE François
Biographie François Magendie est né à Bordeaux le 6 octobre 1783 (mort à Sannois - Val d'Oise - le 7 octobre 1855), fils d'un médecin républicain. François et son frère Jean-Jacques sont élevés selon des préceptes d'indépendance plus que d'instruction à tel point qu'à l'âge de dix ans le petit Magendie ne sait ni lire ni écrire. En 1791, la famille Magendie monte à Paris où le père fait plus de politique que de médecine. François entre à l'école élémentaire où il fait de rapides progrès. A 14 ans il gagne un prix pour un essai sur les droits de l'homme. A 16 ans, trop jeune pour être admis à l'École de santé, il entre à l'Hôtel-Dieu où le chirurgien Alexis de Boyer, ami de son père, le prend comme élève et l'initie à l'anatomie et à la dissection. En 1801, Napoléon, premier Consul réforme les études médicales et impose à tout praticien d'être diplômé. En 1803 Magendie est admis comme étudiant en médecine, interne à l'hôpital Saint-Louis à Paris. En 1807 il devient assistant en anatomie à l'École de médecine où il donne des cours d'anatomie et de physiologie. Docteur en médecine en 1808, il va œuvrer pour faire entrer la biologie dans le champ des sciences exactes. Magendie pense que la physiologie a pour but d'expliquer les deux phénomènes essentiels à la vie que sont la nutrition et le mouvement. Il manifeste une grande aversion pour les théories et s'attache aux faits. En 1818 il est nommé au Bureau Central des Hôpitaux de Paris et devient, en 1826, médecin adjoint à la Salpêtrièrie. Il obtient finalement la direction du service des femmes à l'Hôtel-Dieu. En 1821, il créa le premier journal consacré exclusivement à la physiologie (Journal de physiologie expérimentale). Magendie fut très critiqué (surtout en Angleterre) pour la manière dont il pratiquait la vivisection et pour la cruauté de ses expériences. On doit notamment à François Magendie l'isolement de la strychnine, de la morphine, du bromure et différentes études sur la nutrition. Ses recherches sur les carences nutritionnelles en font un précurseur de la découverte du rôle des vitamines. Il s'est intéressé également à l'anatomie comparée, aux maladies infectieuses, à l'action des substances chimiques sur le système nerveux. Il a contribué à l'étude du cervelet, de l'olfaction et de la circulation. On lui doit l'une des premières descriptions du liquide céphalo-rachidien. En 1813 il publie son " Traité élémentaire de physiologie ", mais il est surtout connu pour avoir découvert, en même temps que C. Bell, le rôle des racines antérieure (motrice) et postérieure (sensitive) des nerfs rachidiens. Ses travaux sur le rôle des racines des nerfs rachidiens ont été un préalable à la physiologie du réflexe qui conduira à la fois à la notion d'inconscient cérébral et au comportementalisme.

© Georges Dolisi


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