Dictionnaire médical


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Sarcopénie
Myologie, biologie moléculaire, génétique, recherche médicale, gérontologie - N. f. * sarco : du grec sarks, sarkos [sarco, -sarque], chair ; * pénie : du grec penia [-pénie, -pénique], pauvreté, insuffisance, en diminution. La sarcopénie est le résultat de la diminution progressive, souvent physiologique (normale et due à l'âge), de la masse musculaire. Cette fonte musculaire (fonte : du latin fundere, verser, répandre ; * musculaire : du latin musculus [musculo-, -musculaire], petite souris, relatif au muscle et à ses fibres irritables et contractiles assurant les mouvements. Syn. : myo-) correspond à une atrophie musculaire : le muscle diminue en masse et en volume, mais comme il est généralement remplacé par de la graisse, la personne concernée maigrit rarement. Les causes de cette pathologie sont nombreuses : immobilisation musculaire post-traumatique ou par paralysie, sédentarité, certaines maladies génétiques (myopathies), régime amaigrissant trop pauvre en protéines ou n'en contenant plus, cancers, entre autres. L'équilibre entre le renouvellement des protéines musculaires et leur altération physiologique (normale) est rompu. L'impact de cette fonte musculaire est immédiat : tout effort entraîne une fatigue excessive. Une autre cause pouvant être considérée comme normale, est le vieillissement qui nous fait perdre 10 à 15% de capacités musculaires tous les 10 ans dès la quarantaine. Mais dans tous les cas, l'altération du tissu musculaire est due à un nombre important de facteurs, dont certains génétiques, d'autres dépendant de notre environnement et en particulier de l'alimentation (oxydation radiculaire - rôle des radicaux libres qui accélèrent les altérations du tissu musculaire, importance de certains acides aminés comme la leucine). En 2006, des chercheurs ont mis en évidence le rôle d'une molécule signal nommée NF-kB (nuclear factor - kappa B - c'est un facteur de transcription) dans la fonte musculaire, mais aussi dans d'autres pathologies comme la SEP (sclérose en plaques). Cette NF-kB est activée par une autre protéine : IKK2 (IKK1 et IKK2 sont des sérines kinases - inhibiting kappa B kinase). Ils ont montré que non seulement le blocage de IKK2 (donc de NF-kB) a empêché la fonte musculaire chez des souris blessées aux membres postérieurs, mais qu'il a en plus accéléré la régénération musculaire. On sait aussi que le facteur de croissance IGF-1 a un effet positif non négligeable dans la reconstruction du tissu musculaire. Toutes ces données récentes représentent un espoir pour l'aboutissement de recherches pour lutter contre toutes les formes de fonte musculaire.
© Georges Dolisi


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